Ce dénombrement ne précise hélas pas l'adresse. Le bilan est très lourd et durable pour la population : la Lorraine perd la moitié de ses habitants au XVIIe siècle, et Saint Avold ne compte plus que quarante-cinq habitants au milieu du siècle ! Largement plus des deux tiers des bâtiments de Saint-Avold sont donc ruinés. Ce n'est que son fils Léopold qui récupère le trône lorrain en 1697. Au XVIIe siècle, en 1618 survient la terrible guerre de Trente Ans. Cette aquarelle représente le costume porté par les médecins traitant des patients atteints par la peste au 17ème siècle. Deux au moins sont des reconstructions de bâtiments ruinés, comme le précisent les expressions « ruinée puis rebâtie en étable » et « sera tantôt achevée de rebâtir, encore inachevée », et il est donc possible de les ajouter aux plus de 70 % de maisons détruites. Il semble d'après les archives que cette plainte n'ait donné lieu à aucune réparation car il n'y est pas fait mention ultérieurement.Le nombre de soldats recensés dans les treize habitations est de près de trois cents, ce qui est énorme pour une population d'environ huit cents âmes à l'époque; le nombre de logés par maison est souvent de plusieurs dizaines, certainement en majeure partie dans les granges. Ces possessions faisaient partie du temporel de l'évêché, c'est à dire l'ensemble des domaines directs et des fiefs, des serfs et vassaux, des villes, villages, châteaux, des terres, eaux, usines, des droits et revenus de toute espèce, dîmes, patronages d'églises, redevances seigneuriales, corvées, services féodaux, cens et simples rentes qui appartenaient à l'évêché, tout cela épars dans des lieux parfois très éloignés les uns des autres. Les deux groupes ne sont séparés que par la Lorraine. Il est bien sûr difficile de déterminer la part exacte de la peste dans l’hécatombe qui frappa la Lorraine entre 1630 et 1670… Le partage de Verdun de 843 entre les trois petits-fils de Charlemagne voit la création de trois Etats : la Francie occidentale, devenue ensuite royaume de France, la Francie orientale, devenue ensuite Saint Empire Romain Germanique, et au centre la Lotharingie, royaume de Lothaire, Lothringen en allemand, et future Lorraine en français. le contrat de mariage donne tout pouvoir au mari qui dispose des biens communs avec un pouvoir absolu. Un historien américain a nommé ces 30 années « la guerre civile européenne », expression qui illustre la sauvagerie et l'absurdité de l'un des épisodes les moins glorieux de l'histoire de l'humanité. Il reste cependant, comme souligné ci-dessus, les deux autres fours banaux de « leurs Altesses » ruinés, ainsi qu'une « maison de Créhange », peut-être propriété des comtes de Créhange proches. Le bilan est très lourd et durable pour la population : la Lorraine perd la moitié de ses habitants au XVIIe siècle, et Saint Avold ne compte plus que quarante-cinq habitants au milieu du siècle ! Autres bâtiments en partie préservés, ceux de la noblesse, à savoir 1' « hostel de leurs Altesses » et une « maison à leurs Altesses », une « maison de sieurs de Wasperg » et leur four banal. Le lundi de Pâques 1552, le roi de France fait son entrée dans la ville de Metz occupée par son armée depuis quelques jours déjà. D'une manière globale, la perte démographique est de 60% (pour environ 50% en Alsace, 30 à 40% en Champagne, orientale surtout). Il lui suffit de demander ensuite à être hébergé à Nancy, pour que le jeune duc Charles III et son tuteur Nicolas de Vaudémont l'y accueillent. Mais plutôt qu'à des statistiques, résultat d'études historiques, c'est à des personnes précises que les élèves ont été confrontés, à leurs malheurs concrets et à leur expression parfois naïve. Albestroff comme d'autres places lorraines, a été plus d'une fois l'enjeu de disputes, sur fond de rivalités et de guerres entre les empereurs de Germanie et les rois de France. Sur le plan juridique elles passent de l'autorité de leur père à celle du mari. Le but premier de ce recensement est de déterminer l'état des bâtiments. Le siège de Metz par l'empereur Charles Quint est un échec, il ne parvient pas à récupérer ses terres devenues françaises de fait; elles ne seront reconnues françaises de droit que presque un siècle plus tard, par les traités de Westphalie qui mettent fin en 1648 à une autre guerre d'origine religieuse, la Guerre de Trente Ans.La domination française est cependant parfois contestée. La liste recense trois cent trente bâtiments, dont trois cent seize semblent destinés au moins en partie à l'habitation. De plus ce sont des troupes d'occupation étrangères alliées à la France : le texte recense près de deux cent trente Anglais et dix-sept Irlandais. Ces deux documents traduisent bien les malheurs de la population soumise à de nombreuses guerres dans ce tragique XVIIe siècle. Le duc fait appel à Vincent de Paul pour combattre la misère, et organise l'immigration pour repeupler les campagnes (hongrois, allemands, savoyards, normands). Son armée entreprend le "Voyage d'Allemagne". Mais une maison de l'Abbaye est ruinée. La Fontaine écrit : « Une morale nue apporte de l'ennui ;/ Le conte fait passer le précepte avec lui.» B) Employez chacun des deux homophones du mot « conte » dans une phrase pour souligner leur sens. Durant l'année scolaire 1997-1998, et dans le cadre de la préparation à l'option du Baccalauréat « Langues et culture régionales des pays mosellans », neuf élèves de classe de seconde du lycée Poncelet de Saint-Avold, encadrés par Pascal FLAUS, archiviste municipal, Jean-Yves PENNERATH et Hervé HOCQUET, professeurs d'histoire-géographie, ont étudié deux documents déposés aux archives municipales de Saint Avold. Au 17ème siecle les femmes sont dans un état permanent de soumission aux hommes. Le cas des bâtiments neufs est lui aussi intéressant. Le fait de nourrir les troupes de passage était normal à l'époque, mais l'exagération est difficilement supportable. La Guerre de Trente Ans est le plus meurtrier de ces affrontements, comme en témoignent notamment les gravures très réalistes de Jacques Callot. C'est aussi le cas des deux « escholes », de « l'étuve de la ville », de « l'hospital et sa grange ». La région perdit en moyenne 60% de sa population. les règles et conventions du genre données par Boileau dans son Art poétique: . Mais pour quelques décennies seulement. Si la religion est encore très présente dans la vie de tous les jours, l’époque où l’on brulait les hérétiques et terminée. Il semble d'après les archives que cette plainte n'ait donné lieu à aucune réparation car il n'y est pas fait mention ultérieurement. L'histoire du château et de la seigneurie d'Albestroff illustre à maints égards l'histoire de l'ensemble de la Lorraine, qu'il s'agisse des régions qui relevaient des Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun) ou de celles des duchés. L'atmosphère qui s'en dégageait ne devait pas pousser à l'optimisme et à la joie de vivre...En analysant plus en détail, quelques tendances apparaissent :La plupart des bâtiments aujourd'hui appelés publics sont en ruines, c'est le cas de deux des trois fours, les deux appartenant à « leurs Altesses »; seul celui des sieurs de Varsberg subsiste. L'arrivée de soldats est toujours crainte : les casernes sont encore quasi inexistantes et ils sont précédés d'une réputation déplorable de vivre sur le pays sans ménagement, réputation non usurpée à la lecture de ce document... Saint-Avold, en cet hiver 1676, n'échappe pas au malheur. D'autre part, ce faible nombre de quatre constructions ou reconstructions, ajouté à la reconversion d'une maison neuve en étable, semble indiquer qu'une grande partie de la population, qui a dû certainement fuir Saint-Avold en ruines, ne cherche que bien peu à y revenir. Les Contrats de Mariage Les familles faire avant que le mariage Les contrats inclus les priorités et les sensibilités du Mariage Les dots (dowry) Signer dans la maison de femme Qui Contrôle le Mariage? La densité en milieu rural est passée de 17/18 à 7 habitants au km 2; La taille moyenne des villages tombe de 150-200 à 60 habitants. Grâce à la rupture apportée par l’humanisme de la Renaissance à l’égard de la philosophie médiévale et de la scolastique, au 17ème siècle, la philosophie va s’engager sur des voies radicalement novatrices, bien au-delà de l’héritage antique, celles de la raison. La ville et le temporel de l'évêché sont définitivement Français. Au début du XVIII e siècle, le château devient la résidence officielle du duc de Lorraine, de sa famille et de sa cour. Plusieurs dizaines de courtisans se rassemblent chaque jour dans les pièces publiques du château. Ce document de 1658 adressé à « leurs Altesses », donc au duc de Lorraine Charles IV, fait état de destructions qui commencent en 1637, soit plus de vingt ans auparavant, vers la fin de la Guerre de Trente Ans, et dues au logement des soldats. Si cette supposition est admise, il faut souligner que les rares maisons intactes ne sont pas particulièrement groupées dans la liste, à quelques exceptions près, et Saint-Avold devait donc offrir le triste spectacle d'une ville aux ruines très nombreuses, avec ça et là une ou quelques maisons debout, et non un quartier entier préservé à côté d'autres totalement détruits ou abandonnés. Dès 1301, le Comte de Bar doit hommage au roi de France pour la partie du comté située à l'ouest de la Meuse, désormais appelée Barrois Mouvant. Personne n'a donc semblé totalement à l'abri, même si proportionnelle-ment les bâtiments religieux ou nobles sont moins touchés. Les articles publiés sur ce site restent la propriété de leurs auteurs et de la Société d'Histoire du Pays Naborien. Le recensement des maisons de Saint-Avold en 1658. Ces plaintes précisent les différentes exactions subies par ces treize familles lors du cantonnement dans la ville des militaires à la solde du roi de France. La Lorraine se trouve alors au milieu d'une confrontation européenne, en particulier entre le royaume de France et le Saint Empire Romain Germanique. https://fr.geneawiki.com/index.php?title=Illustration_du_repeuplement_de_la_Lorraine_au_17ème_siècle&oldid=2046620. Jahrhundert - ECTTRF depuis la bibliothèque d’Alamy parmi des millions de photos, illustrations et vecteurs en haute résolution. Comment imaginer que plusieurs soldats ou même dizaines de soldats, à une époque où le respect de la personne humaine est encore bien limité, et après avoir bu vin et bière sans retenue, aient pu être mis en déroute par la famille ou les voisins ? Le choix très net du camp catholique par les ducs de Lorraine successifs fait de Saint-Avold une terre régulièrement ravagée par les troupes des deux camps qui s'affrontent lors des multiples guerres de religion. Les habitations, le mobilier, les vêtements, l'alimentation ont profondément changé la vie des habitants de cette époque. Le cas des bâtiments neufs est lui aussi intéressant. Au XVII e siècle, en 1618 survient la terrible guerre de Trente Ans. Largement plus des deux tiers des bâtiments de Saint-Avold sont donc ruinés. Les soldats semblent particulièrement apprécier les meubles qu'ils emportent, peut-être pour les revendre un peu plus loin, et dans une moindre mesure vêtements et nourriture pour améliorer leur ordinaire futur. • MoretteJ., La Lorraine de dans le temps , Metz, 1991 • VartierJ., La vie quotidienne en Lorraine au XIXe siècle , Paris, 1973 Visiter : • Maison lorraine d’Hannonville-sous-les-Côtes (55) • Ferme-musée Lé Mohode la Soyotte à Sainte-Marguerite (88) • Ecovillagede Ville-sur-Yron(54) b. 12 Entre le début de la guerre de Cent ans et avant la guerre de Trente ans si l’on tient compte d’un cadre plus large que celui de la Lorraine. Vers 960 naît dans cette ville le rabbin Guershom ben Yehouda, dit le « luminaire de l’exil ». Treize témoignages donnent une idée des exactions d'une troupe de passage, même très temporairement puisqu'elle n'est restée que du 7 au 9 janvier 1676, deux nuits et une journée. Il indique pour chacune d'elle si elle est détruite ou non, son propriétaire et son éventuel locataire. Son culte connut au XVIIe siècle une intensité jamais atteinte, comme celle des contagions. Quatre tentatives de viol sont consignées dans la plainte, soit chez presque un tiers des plaignants et à deux reprises, plusieurs filles sont convoitées. Vue du boulevard de Lorraine, 17ème arrondissement, avenue de la porte Pouchet, limite du territoitre de Clichy. commercial ou les nations européennes au 17ème siècle Dans les mondes capitalistes il y a eu toujours eu des puissances dominantes Au 17ème : Hollande puis France et Au 19ème : Angleterre Au 20ème : les USA Au 16ème : Espagne et Portugal Dès que la révolution industrielle va débuter c’est l’Angleterre qui va être la plus puissante, puis l’Amérique prendra la première place. Certaines précisions sont parfois données, puisque six maisons sont déclarées « en partie ruinées », une « presque ruinée délaissée », une « en mauvais état » et une enfin « ruinée au-dedans », ce qui prouve que les deux cent vingt-quatre autres notées « ruinées » le sont effectivement, puisque l'auteur prend le soin de préciser lorsqu'elles ne le sont pas totalement. La réponse combine certainement les deux hypothèses. Certaines précisions sont parfois données, puisque six maisons sont déclarées « en partie ruinées », une « presque ruinée délaissée », une « en mauvais état » et une enfin « ruinée au-dedans », ce qui prouve que les deux cent vingt-quatre autres notées « ruinées » le sont effectivement, puisque l'auteur prend le soin de préciser lorsqu'elles ne le sont pas totalement. Au XVIIIe siècle, la production de ce modèle éditorial s’exporte hors de Hollande, dans les principaux centres d’imprimerie européens, si bien qu’à partir des années 1730, des mercures francophones sont fabriqués dans les Pays-Bas autrichiens, l’Empire, le duché de Lorraine, les Cantons suisses ou encore, le royaume de France. La querelle entre les Anciens et des Modernes engagée. Sept mois plus tard, Charles Quint vient assiéger Metz, mais sans succès. Le désarroi des habitants est grand car le bilan est dressé le jour même du départ des soldats. L'empereur tolérant Maximilien II meurt en 1576, son fils Rodolphe II nomme une majorité de catholiques au Conseil aulique et à la Chambre impériale de justice [163], rompant avec la politique de son père. Pour toute reproduction, adresser une demande préalable au Président de la S.H.P.N. La gastronomie au siècle des lumières. Les dénonciations de violences sont un peu moins nombreuses, mais concernent tout de même plus de la moitié des plaignants car la soldatesque enivrée devait difficilement se contrôler. Le recensement de 1658 montre d'ailleurs que la grande majorité des maisons naboriennes est en ruines. La ville et le temporel de l'évêché sont définitivement Français. Ou peut-être faut-il plutôt y voir le désir des victimes éventuelles et de leur famille de sauver leur honneur public en prétendant que le viol a échoué... Il faut noter enfin que, dans son malheur, la population n'a cependant pas à déplorer de mort.Les plaignants sont d'ailleurs majoritairement des plaignantes, dans sept cas sur treize; pour les deux veuves cela semble normal, en revanche, les cinq autres semblent déposer à la place du mari, ce qui montre un statut ou une reconnaissance sociale non négligeable, surtout lorsqu'il s'agit de dommages causés à la bonne marche de la famille. Pour comprendre la spécificité lorraine, se reporter à : Parisse, Michel. La Lorraine a démarré son histoire clairement comme un État bilingue ou plutôt diglossique et l'est restée jusqu'à son annexion progressive à la France au XVIII e siècle même si la perte des terres germanophones au nord de la Haute-Lorraine a donné l'avantage numérique aux francophones par la suite. D'autre part, ce faible nombre de quatre constructions ou reconstructions, ajouté à la reconversion d'une maison neuve en étable, semble indiquer qu'une grande partie de la population, qui a dû certainement fuir Saint-Avold en ruines, ne cherche que bien peu à y revenir. Le plus étonnant est que, paradoxalement, aucune n'ait semblé aboutir. Quant aux quatre maisons signalées comme appartenant à la ville, elles sont louées à la « sage femme », à deux « paistres » et au « porcher », mais toutes quatre déclarées « ruinées ».En revanche, d'autres bâtiments ont été épargnés; c'est le cas notamment de la plupart des bâtiments religieux, « couvent des religieuses » appartenant aux sieurs Arnet ou « maison curiale » louée à trois hommes, maison de messire Jacob curé d'Ebersviller et locataire, une maison des religieuses louée, et la « maison franche de l'Abbé de Longeville » où réside son prévôt.