Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible. La défaite militaire de Haftar, à Tripoli, a réduit ses chances de devenir l’homme fort de la Libye. Mais même à cette époque, dans les villes amazighes (berbérophones) par exemple, seule une faible proportion des forces armées a rejoint le combat, restant sceptique quant à ses objectifs. Cette guerre n’était pas le scénario privilégié par Khalifa Haftar. Le maréchal Khalifa Haftar, dirigeant de l'Armée nationale libyenne et ex-homme fort de l'est du pays. La guerre fait rage entre les troupes LNA du Maréchal Khalifa Haftar et les défenseurs GNA de la capitale ! Découvrez toute l’actualité liée à Khalifa Haftar. Libye: Khalifa Haftar, son fils Saddam et le trafic d’or Publié le : 10/10/2020 - 12:22 Le chef militaire de l'Est libyen Khalifa Haftar, janvier 2020 à Athènes (illustration). Pour Hasni Abidi, politologue, spécialiste de la Libye, ce dernier n’a pas su saisir sa chance : « Le maréchal Haftar est dans une position très délicate. Les forces sous le commandement de Khalifa Haftar "se sont livrées à des tueries et auraient profané les tombes de leurs rivaux à Benghazi", deuxième ville libyenne, selon HRW. Mais Misrata ne se laissera plus instrumentaliser à des fins politiques. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois. A la fin de la deuxième guerre, la plupart de ces forces étaient désabusées par les discours qui avaient justifié la tuerie. Le bloc uni formé actuellement contre Haftar se dissoudra et les rivalités apparaîtront, les différents groupes se disputant leur part du gâteau. En perdant Tripoli, le maréchal Haftar a perdu de sa puissance, il se trouve aujourd’hui dans une position difficile. Ce cessez le feu est mis à profit par les services de la Cour pénale internationale pour enquêter sur les violations des droits de l’homme dans le pays. Elle n’a pas réussi non plus à pousser à organiser des élections en Libye. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette). Analyse, débats, expertises... Pour comprendre l'Afrique de demain et d'aujourd'hui Depuis une semaine, la Libye est en proie à sa troisième guerre civile depuis 2011. La Russie a certes appuyé son allié Khalifa Haftar, mais sans le même engagement de la Turquie en Libye. Depuis qu’il s’est autoproclamé chef d’une « armée nationale libyenne » à l’Est, en 2014, Khalifa Haftar n’a cessé de monter en puissance, aidé en cela par des soutiens étrangers. Lorsque l’échec du plan initial de Haftar fut évident, les Etats-Unis ont durci leur position. La défaite de Khalifa Haftar aux portes de la capitale, après plus de quatorze mois de guerre, rebat les cartes et oblige les différents intervenants dans le dossier libyen à se repositionner. Ces groupes sont principalement composés de civils et ils ne disposent pas de structures de commande centralisées. La réponse des gouvernements occidentaux à l’offensive menée dans la région la plus peuplée de Libye a tardé, ces derniers attendant de voir si Haftar allait parvenir à des accords avec les groupes armés locaux et à entrer dans Tripoli. Ces trois dernières années, pendant que des milices se disputaient le contrôle des institutions à Tripoli, la plupart de ces combattants restaient en retrait, écœurés. Mais lorsqu’un groupe armé de Tarhouna (sud-est de Tripoli) s’est finalement décidé à lancer cette offensive, en août 2018, très peu de groupes de Misrata et de Zintan – encore moins d’autres villes – se sont associés à l’attaque. Quelques années … Il ne s’agit pas de nier qu’il existe des intérêts matériels. Les émissaires de Haftar contactaient des commandants de milices à l’Ouest pour conclure des accords qui permettraient à Haftar de prendre pied à Tripoli. En Libye, les armes se sont tues. Cette défaite ouvre la voie à une nouvelle phase dans cette guerre, qui n’est pas terminée et qui risque de compliquer davantage la situation. Que devient le Fezzan et ses populations dans cette guerre libyenne ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Jean-Paul Fitoussi : « Les politiques économiques qui s’imposent aujourd’hui sont celles qu’auparavant on moquait à gorge déployée », Instruction en famille : « Ne vaut-il pas mieux endiguer les quelques dérives que d’enterrer une liberté ? Certaines des milices en présence défendent peut-être leur fief, et un petit nombre d’extrémistes profite aussi de la situation pour se réinsérer dans les conflits. Selon les maîtres de Tripoli, ce n’est pas un homme de confiance et on ne plus discuter avec lui. L’élément déclencheur a été l’offensive menée par Khalifa Haftar, le chef de guerre qui contrôle l’est de la Libye, pour prendre le contrôle, par la force, de la capitale Tripoli. Un grand nombre de ces groupes armés ont été créés au moment de la guerre de 2011 contre Kadhafi, sur la base de communautés locales – villages, villes ou quartiers. Et en cela, le parallèle avec la Syrie s’impose, même si, bien sûr, il y a des dissemblances. Une poignée de milices a établi un véritable cartel coordonnant un pillage des caisses de l’Etat au profit d’un cercle restreint de politiciens, d’hommes d’affaires et de chefs de milices. En cliquant sur « Continuer à lire ici » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Tripoli réclame de pouvoir discuter avec un autre représentant de Benghazi lors des prochaines négociations entre les deux camps. C’est cette justification fallacieuse qu’il … Certains observateurs craignent que l’unité territoriale du pays, dont les institutions sont divisées, ne soit sérieusement menacée suite à la nouvelle partition décidée par Moscou et Ankara en Libye comme en Syrie. Pourquoi le chef de guerre et les gouvernements occidentaux se sont trompés sur la réaction que la tentative de prise de Tripoli allait susciter dans l’ouest de la Libye. Certes, elles s’opposent, mais elles sauront toujours s’entendre pour évincer les Occidentaux. Khalifa Haftar est soutenu par l’Egypte, les Emirats arabes unis et des mercenaires russes, selon l’ONU et des diplomates occidentaux Zine Cherfaoui 14 décembre 2019 à 9 h 20 min Lecture du Monde en cours sur un autre appareil. Cette gestion solitaire de la crise libyenne avec le maréchal Haftar est très coûteuse sur le plan diplomatique ». Lorsqu’on apprend que Khalifa Haftar a reçu le soutien des États-Unis et de de la Russie, on se demande pour combien de temps. Réservé à nos abonnés Elles veulent étendre leur pouvoir, leur présence, leur influence en Afrique du Nord comme au Moyen-Orient dans la plus grande Méditerranée. Maréchal Khalifa Haftar. Non. Leur mobilisation, la préparation des véhicules et de l’équipement et leur déploiement ont pris du temps. Une menace ignorée par Khalifa Haftar, qui a affirmé répondre « à l’appel de Tripoli ». Pour soutenir le travail de toute une rédaction, nous vous proposons de vous abonner. ». Un seul objectif unit ces groupes : chasser les troupes de Haftar de l’ouest de la Libye et les repousser au-delà des positions qu’elles occupaient avant l’offensive afin qu’elles ne puissent plus jamais menacer Tripoli. À 75 ans, le maréchal Haftar a une longue carrière militaire derrière lui. L’Égypte et la Russie, alliés du maréchal Khalifa Haftar, mettent une autre personnalité sur le devant de la scène pour représenter l’est libyen : Aguila Saleh, le président du Parlement. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Ce plan a toutefois échoué dès le premier jour de l’opération. Plongé dans le chaos à la suite de la chute de la dictature de Muammar Kadhafi en 2011, la Libye est principalement divisée entre deux autorités rivales : à l’ouest, le GNA de Fayez al-Sarraj, établi fin 2015 par un accord parrainé par l’ONU et basé à Tripoli, et à l’est l’ANL autoproclamée du maréchal Haftar. Toute l'actualité de l'Afrique anglophone. Ce travail s’appuie sur les revenus complémentaires de la publicité et de l’abonnement. Khalifa Haftar, un ancien chef de guerre du défunt guide libyen, qui contrôle la plus grande partie du pays, marche sur la capitale « pour la reprendre aux milices », mais aussi aux autorités en place reconnues par la communauté internationale. Ce qui a fait pencher la balance du côté des forces de Tripoli. Les deux puissances sont engagées dans une rivalité-coopération. Les Européens redoutent que le président Recep Tayyip Erdogan n’utilise la carte de migrants en Libye comme il l’a fait en mars dernier en ouvrant sa frontière avec la Grèce et en encourageant des milliers de migrants à affluer vers cette frontière pour aller en Europe. Et ceux qui sont écœurés par les luttes pour l’accaparement de la manne pétrolière libyenne rentreront, une fois de plus, chez eux. Je travaille sur les groupes armés libyens depuis 2011, affinant peu à peu mes connaissances sur ces derniers et ma compréhension de leur contexte social au cours des dizaines de voyages que j’ai effectués dans le pays pendant cette période. RFI - Actualités, info, news en direct - Radio France Internationale. Les milices de Khalifa Haftar ont, en l’espace d’une journée, perdu le contrôle des localités côtières de Sabrata et de Sorman, à moins de 70 km à l’ouest de Tripoli. Après la chute de Kadhafi, la plupart des combattants sont retournés à la vie civile, laissant leurs pick-up dans leurs garages et leurs armes bien rangées à la maison. Le contenu de ce site est le fruit du travail de 500 journalistes qui vous apportent chaque jour une information de qualité, fiable, complète, et des services en ligne innovants. Pourtant, 3 semaines après le début de son offensive, la ville lui résiste toujours. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? RFI n'est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes. Il est dans une situation affaiblie face à ses alliés internationaux et régionaux, mais aussi face à sa base à l’est de la Libye, qui constitue une base sociale importante. Habituellement, cet aéronef est utilisé par le maréchal Khalifa Haftar, mais de plus en plus fréquemment, il sert à ses proches pour des trafics et du blanchiment d’argent. Les Occidentaux sont restés divisés au sein de l’ONU et de l’Otan, des failles qui ont permis cette montée en puissance de la Turquie et de la Russie en Libye. Des centaines de drones, des milliers de mercenaires syriens et des agents de renseignement turcs ont été dépêchés par Ankara en Libye pour aider le GNA à vaincre l’ANL, l’Armée nationale libyenne qu’il dirige. Le plan tablait sur des divisions entre les groupes armés de l’ouest de la Libye, et sur l’opportunisme dont avaient fait preuve les milices à Tripoli au cours des trois dernières années. Le maréchal Haftar a commis deux erreurs stratégiques : la première, un assaut contre Tripoli sans l’avis de ses partenaires, et la deuxième erreur c’est d’avoir boudé deux rendez-vous importants, celui avec le président Poutine et l’accord qui a été signé et, bien sûr, la conférence de Berlin. L’objectif est de faire valider un nouvel accord destiné à remplacer celui de Skhirat actant la création du GUN en 2015 et jugé caduque par Khalifa Haftar depuis 2017. On arguait de la lassitude de ces communautés face à la guerre et des nombreuses façons d’acheter les chefs de milices. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Si la rancœur n’a cessé de croître parmi les groupes armés de l’ouest de la Libye face au pillage des ressources publiques, peu d’entre eux étaient prêts à affronter les milices à Tripoli. Khalifa Haftar, « ses » islamistes et la guerre contre le terrorisme La lutte contre le terrorisme et plus largement contre l’islamisme est le principal argument mobilisé par Khalifa Haftar pour légitimer son offensive contre Tripoli. La défaite de Khalifa Haftar aux portes de la capitale, après plus de quatorze mois de guerre, rebat les cartes et oblige les différents intervenants dans le dossier libyen à se repositionner. La pression locale et internationale les aurait alors contraints au cessez-le-feu et Khalifa Haftar aurait pu se servir de sa position nouvellement acquise à Tripoli comme d’un tremplin, la transformant en pouvoir politique à l’occasion d’une conférence nationale prévue mi-avril, sous l’égide de l’ONU. La longue carrière militaire de Khalifa Haftar. L’homme fort de l’Est libyen est affaibli. L’Égypte et la Russie, alliées du général Haftar, préfèrent désormais discuter avec le chef du Parlement, Aguila Saleh, qui s’est différencié de Khalifa Haftar en lançant une initiative pour la paix et en refusant d’abandonner l’accord politique de Skhirat, comme l’a fait récemment le maréchal Haftar. Apparemment, il a pensé qu’il était maintenant assez puissant pour rompre les négociations en cours en vue de la formation d’un gouvernement provisoire et créer une nouvelle réalité sur le terrain par la force. L’Europe n’a pas su imposer un cessez-le-feu. Son plan initial était de faire entrer des troupes en petit nombre à Tripoli avant que ses adversaires n’aient le temps de réagir, et d’entraîner la défection et le ralliement à son camp de groupes armés locaux et de responsables sécuritaires. Pour la plupart de ces groupes, la dernière mobilisation remonte à 2014, au moment où la deuxième guerre civile libyenne a éclaté. « L’Internet ne peut rester un Far West » : le plan de Bruxelles pour mieux lutter contre les abus des géants du numérique, Critiques, les GAFA aiguisent leurs arguments face à la Commission européenne, Vaccins : « La France doit d’urgence donner à sa recherche les moyens de ses ambitions », 5G : « Les risques d’une possible manipulation induite par l’environnement numérique », Comprendre l'affaire Grégory en 4 minutes, Quand Diego Maradona signait, en 1986, le « plus beau but du XXe siècle ». Il a osé sécher un rendez-vous avec la chancelière. Lorsqu’on apprend que Khalifa Haftar a reçu le soutien des États-Unis et de de la Russie, on se demande pour combien de temps. Kamala Harris est-elle une chance pour Black Lives Matter ? Un navire turc transportant des médicaments vers le port libyen de Misrata a été intercepté mardi matin, par les milices de Khalifa Haftar. Car quand la bataille sera terminée, les vainqueurs voudront récolter les fruits de leur victoire – au niveau politique comme financier. Alors, quels sont les objectifs de ces deux puissances, la Turquie et la Russie ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Vous avez choisi de refuser le dépôt de cookies lors de votre navigation sur notre site, notamment des cookies de publicité personnalisée. Des officiers de l’armée y menaient des négociations avec des représentants de Haftar en vue d’une unification des structures de commande. Mais l’est et certaines parties du sud, riches en pétrole, sont contrôlés par un gouvernement parallèle soutenu par l’Égypte, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis et dirigé par le Géneral Khalifa Haftar. La responsabilité de l’engagement des hostilités dans les zones densément peuplées serait ainsi revenue à ses adversaires. Publié le 10 avril 2019 à 03h43 - Mis à jour le 10 avril 2019 à 06h07. Bon nombre des combattants percevaient des salaires ou d’autres formes de rémunération dans des unités reconnues par l’Etat, mais seule une fraction d’entre eux a, dans les faits, fourni un travail concret dans ces unités. © 2020 Copyright RFI - Tous droits réservés. Guerre LNA – GNA. NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail, Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI, Libye: les Européens obtiennent l’ouverture d’une enquête par l’Otan sur l’attitude turque, Le chef de la diplomatie turque rend visite à Fayez el-Sarraj à Tripoli, En Libye, les deux camps s’accusent de crimes de guerre, Covid-19 en RDC: le président Tshisekedi annonce un couvre-feu national, Grève au Mali: les derniers propos du président Bah N’Daw braquent les syndicats, Rwanda: les proches de Paul Rusesabagina s'apprêtent à déposer une plainte en Belgique, Éthiopie: le témoignage des nouveaux arrivants du Tigré à la frontière soudanaise, Soudan: le Premier ministre dénonce la mainmise des militaires sur l'économie, Kenya: après la rupture avec la Somalie, le rapprochement avec le Somaliland toujours plus brûlant, RDC: Jean-Pierre Lacroix, numéro deux de l'ONU, reçu par Félix Tshisekedi, Nigeria: avec l'enlèvement des lycéens de Kankara, la nouvelle expansion de Boko Haram, Guinée: toujours contesté, le président Alpha Condé appelle à la réconciliation, Sénégal: polémique très politique autour de la réforme du statut de Dakar, Centrafrique: interdit de présidentielle, Bozizé veut unir l'opposition face à Touadéra. », Eloge du temps long au festival Entrevues de Belfort, George Smiley, le « mentor secret » de John le Carré, « Wara », sur TV5 Monde : une saga politique sur fond de mélodrame, Le monde de la culture se mobilise pour faire rouvrir les salles de spectacle, En Savoie, pro-ski et écolos sur une pente glissante, Du producteur au consommateur, le circuit court revient dans la course, S’aimer comme on se quitte : « Il m’a insufflé la vie que mon père perdait ». Ce qui est sidérant dans cette affaire, c’est l’absence des pays européens, leurs divisons, alors que tout ceci se produit dans l’environnement géopolitique immédiat sur le flanc sud de l’Europe ». Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Cet article a d’abord été publié sur le site de The Conversation. Khalifa Haftar a également été directement visé par l’importante intervention militaire turque. La responsabilité de l’engagement des hostilités dans les zones densément peuplées serait ainsi revenue à ses adversaires. En conséquence, dans les chancelleries et les gouvernements, on ne prenait souvent pas au sérieux les avertissements sur le fait que des groupes armés profondément ancrés dans des communautés locales ne céderaient pas le pouvoir si facilement à un dictateur militaire. Les conflits en Libye étaient alors analysés quasi exclusivement à travers le prisme de l’économie de guerre, et ses acteurs étaient vus comme mus uniquement par un désir de maximisation de profits. Le général Haftar qui combat le gouvernement légal de Tripoli s’emploie à mobiliser ses troupes et les mercenaires étrangers sur les fronts à l’est et au sud de la ville de Syrte. Les divisions politiques au sein des villes et communautés, quasi absentes au cours du conflit, ont réapparu, gagnant en ampleur au cours des années suivantes. La Libye est le théâtre d’un conflit indirect entre Le Caire, qui soutient le maréchal Khalifa Haftar, et Ankara, qui soutient militairement le Premier ministre Fayez al-Sarraj. Fréquentation certifiée par l'ACPM/OJD. Pourtant, 3 semaines après le début de son offensive, la ville lui résiste toujours. Pendant mes séjours en 2018 et début 2019 à Misrata, Zintan et dans les villes amazighes, les commandants de groupes armés et les leaders communautaires s’accordaient tous pour rejeter une nouvelle guerre. L’élément déclencheur de cette guerre a été l’offensive menée par Khalifa Haftar, le chef de guerre qui contrôle l’est de la Libye, pour prendre le contrôle, par la force, de la capitale Tripoli. Mais une fois acquise, cette mobilisation a fondamentalement transformé l’équilibre des forces tel qu’on pouvait l’observer avant la guerre et qui a fait penser à Haftar qu’une prise de Tripoli par son camp était possible. Il n’a désormais plus d’autre choix que de jouer le tout pour le tout à Tripoli, car une défaite serait désastreuse pour lui. Tel était le contexte à l’aune duquel les diplomates occidentaux, et Haftar lui-même, mesuraient ses chances de succès d’une prise de Tripoli. Reportage. De l’autre côté se trouvent les forces du général Khalifa Haftar, qui contrôle l’est de la Libye et sa principale ville portuaire, Benghazi. Mais la France, qui soutient Haftar depuis des années, continue de le protéger au niveau de l’Union européenne et au Conseil de sécurité de l’ONU (où Haftar peut aussi compter sur le soutien de la Russie). Décrite par Winston Churchill lors de la Seconde Guerre mondiale comme le « ventre mou du crocodile européen », la Libye est devenue une carte aux mains de la Turquie à travers laquelle elle pourrait exercer des pressions sur l’Europe. Parmi les commandants et les combattants de groupes armés, s’est répandu le sentiment d’avoir été utilisé par les politiciens pour servir leurs propres intérêts. Un nombre croissant de commandants me disait être prêt à accepter Haftar si ce dernier se soumettait au contrôle des autorités civiles. Khalifa Haftar a affirmé répondre « à l'appel de Tripoli ». Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. Sur le terrain, la partition est une situation de fait et l’avenir ne semble pas être celui d’un conflit gelé. Après la chute du régime de Khadafi, le pays est en train de renouer avec la violence armée. Khalifa Haftar, seul contre Al-Qaïda C'est l'homme le plus traqué de Libye. cette montée en puissance de la Turquie et de la Russie. Lorsqu’en 2016 des groupes armés de Misrata se sont mobilisés pour arracher la ville voisine de Syrte aux griffes de l’Etat islamique dans une bataille sanglante et épuisante, tous les combattants et commandants à qui j’ai parlé m’ont assuré qu’ils ne reprendraient plus les armes. Pour Jean-Sylvestre de Mongrenier, chercheur à l’Institut Thomas More, la situation en Libye risque de s’aggraver : « La Turquie et la Russie sont passées au premier plan. Les butins de guerre sont une motivation certaine pour les combattants, et d’imaginer ce à quoi pourraient servir les armes dérobées aux troupes de Haftar fait froid dans le dos. Ce plan a t… L’attaque de Khalifa Haftar n’a pas eu l’effet escompté de diviser les groupes armés dans l’ouest de la Libye, mais les a au contraire unis contre lui. Or, contrairement à ces prévisions, l’offensive de Haftar sur Tripoli a uni les factions rivales à l’ouest de la Libye et a entraîné la plus grande mobilisation de forces vue depuis 2011. Haftar a obtenu ce soutien grâce à sa lutte contre les groupes … Khalifa Haftar déclare la guerre à Ankara - Découvrez gratuitement tous les articles, les vidéos et les infographies sur liberte-algerie.com La pression locale et internationale les aurait alors contraints au cessez-le-feu et Khalifa Haftar aurait pu se servir de sa position nouvellement acquise à Tripoli comme d’un tremplin, la transformant en pouvoir politique à l’occasion d’une conférence nationale prévue mi-avril, sous l’égide de l’ONU. Soutenu lui-même par la Turquie et le Qatar, il a dénoncé le 25 septembre "les ingérences" de pays étrangers en Libye et qualifié son adversaire Khalifa Haftar de "criminel assoiffé de sang". Le maréchal Khalifa Belqasim Haftar (en arabe : خليفة بلقاسم حفتر, Ḫalīfa Bilqāsim Ḥaftar), né le 7 novembre 1943 à Ajdabiya est un officier général libyen, commandant en chef de l'Armée nationale libyenne depuis 2015. En général, il s’agit d’acquérir des positions, de les consolider, de prendre l’avantage, c’est-à-dire qu’elles s’inscrivent dans une logique de politique de puissance. En 1969, l'officier né à Ajdabiya, dans l’est du pays, participe auprès de Mouammar Kadhafi au coup d'État qui renverse le roi Idris Ier. Mais la grande majorité de ces groupes a répondu à des appels collectifs aux armes en réponse à une menace sévère et existentielle. Khalifa Haftar, parfois mal orthographié Hifter, Hefter ou Huftur [citation nécessaire] (en arabe: خليفة بلقاسم حفتر; Ajdabiya, 1943), Il est général et politique libyen.. Il a été promu Avril 2011 lieutenant-général par les autorités de Conseil national de transition Libye. Encore une fois, la Libye danse au son des chars et des fusils d’assaut. Haftar n’a pas su comprendre les motivations des milices, et a surestimé leur opportunisme. Déclenchée le 4 avril 2019 par l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, l’offensive sur Tripoli et contre le Gouvernement d’union nationale (GUN) de Fayez al Serraj, reconnu par la communauté internationale, marque le début de la troisième guerre civile libyenne. Comme me l’expliquait un chef de brigade de Misrata en février : « Oui, des hommes d’affaires veulent mobiliser des troupes pour entrer dans Tripoli. Publié le : 19/06/2020 - 12:21Modifié le : 19/06/2020 - 19:17. En Libye, Khalifa Haftar, un maréchal en guerre Par Frédéric Bobin. La guerre n’a fait que renforcer la cohésion de ces groupes. La grande majorité des forces qui se sont mobilisées pour combattre Haftar reste habituellement en dehors des luttes de pouvoir que Tripoli a connues depuis la chute de Kadhafi. Les stocks d’artillerie lourde ont le plus souvent été placés sous surveillance collective ou entreposés dans les propriétés des commandants. Enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’Idetcom, université Toulouse-1-Capitole, Cet article a d’abord été publié sur le site de, Paroles d’entrepreneurs, au cœur des territoires, « En Libye, nous continuons à rechercher une solution politique », Libye : un revers cinglant pour la communauté internationale, Libye : la France critiquée pour son rôle ambigu dans la crise actuelle, En Libye, Khalifa Haftar, un maréchal en guerre, En Libye, le pari perdu des diplomaties européennes sur le maréchal Khalifa Haftar, Yves Rocher : -50% sur une sélection d'articles, Europcar : -15% sur votre location de voiture, Nike : jusqu'à -50% sur les articles en promotion. La preuve par six (recettes) ! L’engagement militaire turc s’est accentué en l’absence d’une position européenne commune et forte. L’année dernière, quelques politiciens et chefs de milices de l’Ouest libyen ont tenté, pendant plusieurs mois, de mobiliser des soutiens en vue d’une offensive contre les milices qui sévissaient à Tripoli. Les opérations continueront. Wolfram Lacher est politologue, chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité. Le gouvernement d’entente nationale (GNA), qui s’oppose à lui, a saisi l’occasion et exige son éviction de la vie politique. Alors que la responsabilité de l’escalade du conflit incombait uniquement à Haftar, les premiers communiqués des puissances occidentales et du Conseil de sécurité de l’ONU enjoignaient « toutes les parties » à cesser les hostilités. Le général à la retraite, Khalifa Haftar, est à l’origine de nombreuses opérations militaires en direction du Fezzan. Un Noël végan et gourmand ? Parallèlement, l’hostilité initiale envers Haftar s’adoucissait chez beaucoup dans les villes de l’ouest de la Libye. Comment fonctionne l’IGPN, la « police des polices » ? Depuis mai 2014, le général Khalifa Haftar mène une guerre sans merci aux islamistes. Mais la cheffe de l’UNSMIL, l’Américaine Stephanie Williams, doit jongler entre les batailles d’egos et les guerres d’influence entre l’Est et … Le maréchal Khalifa Haftar et Fayez el Sarraj du gouvernement d’Union Nationale ont signé le mercredi 07 octobre 2020 des accords globaux à Bouznika au Maroc. Les deux puissances soutiennent deux camps opposés et cherchent à asseoir leur influence dans ce pays riche en matières premières et où ils souhaiteraient s’installer durablement militairement et économiquement.