11/03/2011, 22h43. L'affaire Dreyfus devient « l'Affaire » tout court, c'est-à-dire non plus une simple problématique autour de la question judiciaire, mais un véritable affrontement politique et social[47]. J'accuse !..., 11-13 janvier 1898. L'affaire Dreyfus commence à l'automne 1894 sur la base d'une lettre appelée « bordereau ». Seule concession typographique, les parties sont séparées par des astérisques, afin de concéder une petite respiration au lecteur[34]. L'affaire Dreyfus a duré 12 ans. Zola pointed out judicial errors and lack of serious evidence. J’écris depuis longtemps. Sur les répercussions de « J’accuse… ! J'accuse les bureaux de la guerre d'avoir mené dans la presse, particulièrement dans L'Éclair et dans L'Écho de Paris, une campagne abominable, pour égarer l'opinion et couvrir leur faute. La famille avait été exclue, les premiers dreyfusards (Forzinetti, Lazare) simplement méprisés. Il apparait actuellement, bien timide … [7] To avoid jail time, Zola fled to England, and stayed there until the French Government collapsed; he continued to defend Dreyfus. Le point culminant de cette persécution est atteint en 1899, au moment où la révision du procès Dreyfus étant entamée, les anti-dreyfusards se déchaînent. La calomnie frappe Zola par surprise au matin du premier jour de son second procès en mai 1898. Souvent, les articles ne sont pas signés ; et lorsqu'ils le sont, c'est au bas de la colonne, même si son auteur est renommé. En lançant par voie de presse des accusations nominatives contre dix acteurs de l’affaire, dont le ministre de la Guerre et le chef d’état-major de l’armée, le romancier sait qu'il se met sous le coup de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 ; il l'écrit même à la fin de son texte. Le camp dreyfusard cherchait à générer un engagement de ce type, souhaitait l'emblème littéraire au profit de leur cause. Georges Clemenceau et Ernest Vaughan s'emparent du sujet, puisque le titre choisi par le romancier ne convient plus à un journal. [4] When the document was investigated, Dreyfus was convicted largely on the basis of testimony by professional handwriting experts:[5] the graphologists asserted that "the lack of resemblance between Dreyfus' writing and that of the bordereau was proof of a 'self-forgery,' and prepared a fantastically detailed diagram to demonstrate that this was so. », et ceci, dès la fin du XIXe siècle[88]. Aussi Émile Zola passe-t-il pour un redoutable escrimeur du verbe, mais sans doute pas au point d'ébranler l'échiquier politique, comme le revendiquent un Drumont ou un Rochefort. Parallèlement, Georges Picquart, nouveau chef des services secrets français, s'aperçoit, à l'été 1896, que le véritable auteur du bordereau n'est pas Alfred Dreyfus mais Ferdinand Walsin Esterhazy, commandant d'infanterie, criblé de dettes. Mathieu Dreyfus en est informé et Lucie Dreyfus porte plainte contre Esterhazy. Ces écrivains ont su, à l'occasion, consacrer leur savoir-faire et leur habileté rhétorique à combattre l'intolérance et l'injustice. Dans les deux cas, l'objectif est de répondre violemment à l'iniquité : Zola décide d'un coup d'éclat[15]. Mais Zola n'y fait pas œuvre d'historien ou de juriste. Vaughan raconte : « Je voulais faire un grand affichage et attirer l'attention du public[30]. La densité des informations contenues dans l'article et divers indices démontrant l'intention de Zola[N 10] font pencher plutôt pour une préméditation qui remonte bien avant le procès Esterhazy, fin décembre 1897[16]. Le double crime est consommé : « Condamnation d'un innocent, acquittement d'un coupable ». L'écriture du coupable est placardée dans tout Paris et, inévitablement, elle est reconnue : c'est celle d'Esterhazy. », c'est l'affaire Dreyfus relancée. Mais l'adhésion au geste de Zola par la population dans son ensemble est tardif, la reconnaissance de son acte n'intervenant vraiment que dans la seconde moitié du XXe siècle[69]. Affaires judiciaires 98,111 views. Les éditorialistes nationalistes et antisémites tels Judet, Rochefort ou Drumont, comprennent immédiatement l'importance de l'engagement de l'écrivain[55], dans sa puissance et sa détermination. À l'image de Clemenceau ou Jaurès, très hostiles à Dreyfus en 1894, ils finissent par être convaincus par les plus chauds partisans du capitaine en comprenant les réalités du dossier. [8] He accuses both General de Boisdeffre and General Gonse of religious prejudice against Alfred Dreyfus. La première attitude, chez les politiques et les militaires, est de laisser dire. Le 18 janvier, la plainte contre Émile Zola est déposée, dans laquelle seuls trois passages courts de « J’Accuse… ! Sa famille organise sa défense et le véritable traître est identifié en novembre 1897 : c'est le commandant Walsin Esterhazy, fait reconnu par le lieutenant-colonel Georges Picquart, chef du service des renseignements militaires. [4], The bordereau had been torn into six pieces, and had been found by Madame Bastian in the wastepaper basket of Maximilian von Schwartzkoppen, the German military attaché. Cette organisation voit officiellement le jour le 4 juin 1898 et réunit les principaux intellectuels dreyfusards autour de son président, Ludovic Trarieux. Avant ses premiers contacts à l'occasion de l'affaire Dreyfus, Zola n'a jamais fait de politique, hormis un bref intermède à la chute du Second Empire, afin d'obtenir un poste de sous-préfet, sans succès. Mais le député catholique Albert de Mun, en interpellant le gouvernement tout au long de la journée du 13 janvier, force le ministre de la Guerre, le général Billot, puis le président du Conseil, Jules Méline, à se positionner en faveur de poursuites contre Zola. C'est que jusqu'à cette date, le romancier a ignoré pratiquement l'affaire Dreyfus. Il justifie aussi la forme de son message, en une lettre ouverte au président de la République. Une interjection qui, reprenant les artifices typographiques de « J’Accuse… ! Poète et dramaturge, il a imprégné l'histoire du XIXe siècle, non seulement avec son oeuvre littéraire, mais également par son … », Surprise et rassemblement du camp dreyfusard, Création de la Ligue des droits de l'Homme, « qu'il n'y avait plus d'affaire Dreyfus », « Ma lettre ouverte [« J'accuse… ! » incarne encore aujourd'hui une œuvre à la fois artistique et littéraire. Finalement, les jugements successifs aboutissent d'une part à une peine d'un an de prison et 3 000 francs d'amende pour les attaques de Zola contre l'état-major (soit, avec les frais de justice, 7 555 francs[N 20]), de l'autre une condamnation à un mois de prison et 1 000 francs d'amende pour sa dénonciation des trois pseudo-experts, dont chacun doit recevoir 10 000 francs de dommages et intérêts[N 21]. Libéré de ses obligations ministérielles à la fin du mois d'octobre 1895, il est le seul sénateur de l'hémicycle à soutenir Auguste Scheurer-Kestner lors de son interpellation du gouvernement Jules Méline à propos de Dreyfus, à l'automne 1897. Et ici, plus que jamais, Zola donne la pleine puissance de sa rhétorique et de son savoir-faire d'écrivain. Il est à l'abri du besoin, même à la tête d'une petite fortune, après des décennies de vache maigre. Voir la version complète : J'ACCUSE de Victor Hugo. Il s'ensuit un procès, duquel Zola est acquitté, ayant réussi à établir les mensonges du journaliste, et dans lequel il apparaît que l'état-major de l'armée est à l'origine de cette campagne contre Zola. C'est lui qui, en quelques semaines, convainc l'équipe rédactionnelle du journal de l'iniquité. Ce qu'on ignore, c'est qu'elles furent d'abord imprimées en une brochure, comme les deux lettres précédentes. Très petit était le cercle des initiés sur les véritables intentions d'Émile Zola. Sur le plan financier, tout d'abord. La classe de 4ème 3 a abordé, en cours de français, le genre épistolaire. Zola proclame dès le début l'innocence de Dreyfus : « Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. C'est cette presse contre laquelle Zola s'insurge, et en utilisant l'un de leurs artifices, il s'adresse aussi à son lectorat. J'accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d'avoir fait une enquête scélérate, j'entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace. He was sentenced to jail and was removed from the Légion d'honneur. Clemenceau tique. Nombreux ont été ceux qui, devant une erreur, une injustice, une cause injuste à dénoncer, ont écrit après Zola leur « J’accuse… ! [4], At this time, France was experiencing a period of anti-Semitism, and there were very few outside his family who defended Dreyfus. En outre, la plupart de ces journaux ne publient que sur quatre pages à cette époque, un espace fort limité. Alors que les tirages moyens sont très généralement inférieurs à 30 000 exemplaires[28], ils culminent certainement au-delà de 200 000 exemplaires à cette mi-janvier 1898, mais on ne connaît pas exactement la diffusion de l'édition du 13 janvier 1898, qui est située entre 200 000 et 300 000 copies. Il met aussi en cause les bureaux de l'armée responsables d'une campagne de presse mensongère, ainsi que les deux conseils de guerre « dont l'un a condamné Dreyfus sur la foi d'une pièce restée secrète, tandis que le second acquittait sciemment un coupable »[35]. « J’accuse… ! Zola wrote an open letter to the President of France, Félix Faure, accusing the French government of falsely convicting Alfred Dreyfus and of anti-Semitism. Il est désormais conservé dans un coffre-fort au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France[90]. To avoid imprisonment, he fled to England, returning home in June 1899. Le premier Conseil de guerre a pu être inintelligent, le second est forcément criminel ». Ce titre barre ainsi tout le haut de la première page en manchette, composé de grandes lettres de bois. est le titre d’une lettre ouverte écrite en 1898 par Emile Zola, écrivain naturaliste engagé dans la lutte pour réhabiliter l’officier … In 1974 the book 'Upon My Word!' Mais c'est aussi, surtout par l'emploi des répétitions, des parallélismes et des symétries, des clausules, des moyens de renforcer l'attaque et d'arriver à la conclusion, en forme anaphorique, de « coups de bélier » de la litanie finale, sommet pamphlétaire[40],[N 11]. La troisième partie est consacrée à la collusion des pouvoirs publics afin de protéger le véritable traître en l'acquittant lors du conseil de guerre du 11 janvier[34]. Car tactiquement, Zola, aidé de Leblois, Clemenceau et de l'état-major de l'Aurore, joue un coup d'une certaine habileté. L'indécision est grande dans les pouvoirs publics, qui hésitent à traduire l'écrivain devant le tribunal. Au moment … Reconnu avant tout comme romancier, Zola a pourtant commencé sa carrière d'homme de lettres dans la presse, dont il a compris le pouvoir croissant. Dans la seconde, le romancier explique les conditions de la découverte du véritable coupable, Ferdinand Esterhazy. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans sa première partie, il use du procédé de l'analepse, transportant le lecteur trois ans auparavant, à l'automne 1894. was an open letter published on 13 January 1898 in the newspaper L'Aurore by the influential writer Émile Zola. Le registre dramatique est … L'audience est ouverte le 10 janvier 1898. Ces pages ont paru dans L'Aurore, le 13 janvier 1898. Des contacts ayant été pris avec Clemenceau dès le début de l'année 1898, Émile Zola rencontre Ernest Vaughan, patron de L'Aurore, le matin du 12 janvier pour parler de son article titré : « Lettre à M. Félix Faure Président de la République ». Le titre est formé d'un seul mot, deux syllabes. Émile Zola y reste fidèle jusqu'à sa mort, offrant même au quotidien la publication en feuilleton de son roman Fécondité, au retour de son exil londonien, en 1899[27]. [7] He was also the founder of the Naturalist movement in 19th-century literature. Ces événements remontent à une période antérieure à la rencontre du père et de la mère d'Émile Zola. Nevertheless, the initial conviction was annulled by the Supreme Court after a thorough investigation. Le gros titre est suivi du titre initialement choisi par Zola, en forme de sous-titre, dans un corps de caractère plus petit. Once the suit was filed, the Dreyfusards (supporters of Dreyfus) would have the opportunity to acquire and publicize the shaky evidence on which Dreyfus had been convicted. Une centaine de contributions individuelles le composent, écrites par pratiquement tous ceux qui comptent en littérature française et belge[75]. »] est sortie comme un cri. Son éloquence agite son texte par l'usage de la grande rhétorique oratoire, pour un résultat certain[34]. La famille du capitaine n'a jamais accepté les circonstances de cette condamnation. Pour les dreyfusards, la nouvelle de l'engagement résolu d'Émile Zola est inespérée, et la violence conjuguée à la justesse du propos force chacun à prendre position, pour ou contre. L'Aurore défend en effet une vision formellement légaliste de l'affaire Dreyfus. Émile Zola. Tout autour du 5ème arrondissement de Paris, des visages grands … On notera le Livre d'hommage des Lettres françaises à Émile Zola, gros ouvrage de 500 pages réalisé à l'initiative d'Octave Mirbeau. Il est, en effet, jugé à plusieurs reprises car, d'une part, le procès d'assises est cassé et rejugé, et, d'autre part, plusieurs procès connexes sont intentés contre l'écrivain. Ces pétitions rassemblent aussi d'éminents scientifiques tel Émile Duclaux, directeur de l'Institut Pasteur[57]. Ce dispositif typographique, un peu oublié aujourd'hui, a marqué les contemporains de l'Affaire, et peut être comparé au logo de nos marques modernes[37]. Other pamphlets proclaiming Dreyfus's innocence include Bernard Lazare's A Miscarriage of Justice: The Truth about the Dreyfus Affair (November 1896). Les anti-dreyfusards trouvent immédiatement leur cible, car selon eux, Zola incarne l'image rêvée de l'adversaire. Cette unanimité emporte l'adhésion quasi totale de l'opinion publique française : Dreyfus a trahi et a été justement condamné, pense-t-on. ». Par exemple, Zola limite la responsabilité du ministre de la Guerre de l'époque, le général Auguste Mercier, en exagérant le rôle de Du Paty de Clam et en ignorant totalement le commandant Henry, pourtant un acteur essentiel de l'affaire Dreyfus. Seulement une journée après le verdict, les anti-dreyfusards n'ont pas le temps de fêter leur victoire que, déjà, les voilà à nouveau sur la défensive, Zola leur ayant repris l'initiative. [4] She found a suspicious bordereau (detailed listing of documents) at the German Embassy in 1894, and delivered it to Commandant Hubert-Joseph Henry, who worked for French military counterintelligence in the General Staff. Cette affaire a été présentée, depuis, dans de nombreuses expositions[91]. Une autre personnalité du journal est Alexandre Perrenx, quarante-quatre ans en janvier 1898. Plus encore, l'article de Zola est l'exemple de « l'engagement intellectuel pour une cause juste »[86]. Les militaires, pas plus que les hommes politiques, ne sont impressionnés par cet engagement résolu, mais encore modéré[15]. Clemenceau lui-même serait l'auteur du néologisme, créé au lendemain de « J'accuse…! Avec ses documents falsifiés, l'erreur judiciaire voire le complot à l'oeuvre, a révélé les puissants clivages de la Troisième République, qui a vu s'opposer les camps dreyfusards et antidreyfusards sur fond de polémiq… Sur les conditions de l'engagement d'Émile Zola, lire A. Pagès. - Une citation de Victor Hugo “Je m’appelle Félix Radu. Mais par cette scission, la France politique restera durablement coupée en deux camps irréductibles. J'accuse (1898). J'ÉTAIS JEUNE, J'ACCUSE ET JE DEMANDE JUSTICE ! [7] In 1953, the newspaper Liberation published a death-bed confession by a Parisian roofer that he had murdered Zola by blocking the chimney of his house. » n'est donc pas un texte historique dans ses détails mais il est, du propre aveu de son auteur, un moyen, un tournant décisif de l'affaire Dreyfus. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l'innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu'il n'a pas commis. Longtemps, à 24 ans, ça signifie pratiquement la moitié d’une vie, finalement. Guy Canivet (premier président de la Cour de cassation). L'émotion et la surprise autour des accusations proférées par Zola sont si fortes, qu'elles entraînent, à moyen terme, un sursaut de l'opinion[50]. Tous ces effets de style apportent une vision dramaturgique, dans le but de retenir l'attention du lecteur, devant la grande longueur du texte. Chez Drumont, dans sa Libre Parole, on note même un soupçon d'admiration pour le courage de Zola[56]. Auguste Scheurer-Kestner intervient alors officiellement, et devient la cible des nationalistes et des antisémites. » paraît dans l'édition du 13 janvier 1898 du journal L'Aurore, deux jours seulement après l'acquittement d'Esterhazy par le conseil de guerre le 11 janvier, alors que ce jugement semblait ruiner tous les espoirs nourris par les partisans d'une révision du procès ayant condamné Dreyfus. A 19 ans, Victor Hugo écrit et publie ses premiers poèmes, Odes. Victor Hugo, Les Condamnés à mort Les oeuvres En 1898, Émile Zola s'indigne de la condamnation d'un capitaine de l'armée française, Alfred Dreyfus, accusé à tort d'avoir livré des renseignements à l'armée allemande. Sur les circonstances du procès dans lequel le colonel Georges Picquart est transformé en accusé, lire M. Thomas. C'est le texte d'un écrivain, une vision de romancier qui transforme les acteurs du drame en personnages de roman[19]. Il faut, en effet, se mettre à la place du lecteur de l'affaire Dreyfus qui lit, çà et là et par petits bouts, le déroulement de ce feuilleton à ressorts compliqués. [1][2], Alfred Dreyfus was born in 1859 in the city of Mulhouse, which was then located in the province of Alsace in northeast France. La source du combat d'Émile Zola est à rechercher dans la tradition d'engagement politique de l'intellectuel, illustrée avant lui, et notamment, par Voltaire et l'affaire Calas au XVIIIe siècle ou encore, plus récemment, par Victor Hugo, dont l'affrontement avec Louis-Napoléon Bonaparte reste vivant dans tous les esprits[12]. PetiteBrise. Pour échapper à la prison, Zola s'exile en Angleterre dès le 18 juillet, où il passe onze mois dans l'attente d'une révision du procès Dreyfus. J'accuse le général Mercier de s'être rendu complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes iniquités du siècle. L'objectif est d'atteindre Zola au travers d'une attaque ad hominem, qui prendrait l'auteur des Rougon-Macquart au piège de ses principes d'hérédité, insinuant un « Tel père, tel fils » de principe pour expliquer sa supposée aversion de l'armée[79]. Victor Hugo, implaccable critic of Napoleon III after his exile to Guernesey; Victor Hugo, the monumental poet and selfless patriot, was also accused of treason by Napoleon the Small and his … - Victor Hugo : préface du Dernier jour d’un condamné (début). Fort de ces constatations, le lieutenant-colonel Picquart prévient ses chefs. C'est un roman d'aventures décrivant les péripéties … [4] In 1906, Dreyfus appealed his case again, and obtained the annulment of his guilty verdict. Mais l'engagement de l'écrivain avec « J’Accuse… ! Contrairement à une idée reçue selon laquelle l'article de Zola a reçu un accueil très favorable de la part de ses lecteurs, Zola doit faire face à une hostilité quasi générale dès le premier jour de sa publication[46]. Cette scission en deux camps radicalement opposés est une conséquence de la publication du pamphlet de Zola, et du procès qui s'ensuit un mois plus tard. De quoi nourrir vos convictions personnelles avec la référence Emile Zola Victor … «. J’étais petit, timide, et avais pour unique ami mon carnet de poésie, « Les Contemplations » de Victor Hugo… Publishing platform for digital magazines, interactive publications and online catalogs. Le capitaine est dégradé dans la cour d'honneur de l'École militaire à Paris le 5 janvier 1895, puis expédié à l'île du Diable, en Guyane française. », jugée injurieuse, l'emportant sur le fond[58]. "[8], Next, Zola points out that if the investigation of the traitor was to be done properly, the evidence would clearly show that the bordereau came from an infantry officer, not an artillery officer such as Dreyfus. Zola est condamné au maximum de la peine et s’exile à Londres. LE REGISTRE DRAMATIQUE. [8], Zola was brought to trial for libel for publishing his letter to the President, and was convicted two weeks later. L'engagement d'Auguste Scheurer-Kestner avait concentré un feu nourri de la presse nationaliste. Il offre aussi une tribune politique à un centre gauche républicain progressiste, principalement incarné par Georges Clemenceau, son éditorialiste[24]. Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Zola leur raconte l'histoire complète. L'instrumentalisation du titre et de son effet fut du même ordre que l'usage de toutes sortes de l'affaire Dreyfus, souvent mal comprise par les récupérateurs[N 22]. Des pressions nombreuses incitent sa direction à informer le romancier que ses colonnes lui seront désormais fermées. Malgré les dénégations de l'accusé, un dossier vide de preuves, l'absence de mobile, le conseil de guerre le condamne à l'unanimité. [8] He accuses the three handwriting experts, Messrs. Belhomme, Varinard and Couard, of submitting false reports that were deceitful, unless a medical examination finds them to be suffering from a condition that impairs their eyesight and judgment. Elle se traduit par une campagne de presse qui remet en cause l'honnêteté de François Zola au moment où celui-ci s'était engagé dans la Légion étrangère, vers 1830. » dans la presse, lire Patrice Boussel. Coïncidence, au moment même où les premiers exemplaires de « J’accuse… ! Par ailleurs, cet engagement coûte très cher au romancier. Collaborateur de plusieurs journaux, il était devenu le gérant de l'Intransigeant en 1881, qu'il dut quitter à cause d'un différend avec son beau-frère, Henri Rochefort en 1888. Ainsi en 1829 paraissent les Orientales, les Feuilles d'automne en 1832 etChants du crépuscule en 1835. Dreyfus avait été jugé deux fois, en 1894 et indirectement lors du procès Esterhazy qui venait de se dérouler. C'est cet article qui scande le leitmotiv des dreyfusards pour les années à venir : « La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera », un trait qui exprime le sens de la formule de l'auteur des Rougon-Macquart[13]. ». Celui-ci, révolté par l'iniquité faite au capitaine Dreyfus, se confie à son tour au vice-président du Sénat Auguste Scheurer-Kestner, mais tous deux décident de garder le secret faute de preuves positives[7]. And he was the one whom Major Forzinetti caught carrying a shuttered lantern that he planned to throw open on the accused man while he slept, hoping that, jolted awake by the sudden flash of light, Dreyfus would blurt out his guilt. Fernand de Rodays, l'un de ses directeurs, le plus favorable à la cause dreyfusarde, décide alors de passer la main à son associé et se retire de la direction du Figaro[13],[N 9]. », accentue le mépris dans la réplique[38]. Le jour de la parution, la décision est prise, par le gouvernement, de ne pas réagir aux attaques. Mais le procès a mis au grand jour les failles de l’accusation contre Alfred Dreyfus, ce qui a pour conséquence, quelques mois plus tard, la révision de son cas (procès de Rennes en 1899, suivi de sa grâce immédiate, et de sa réhabilitation par la Cour de cassation en 1906). C'est donc à l'issue du procès d'Émile Zola qu'a lieu la première réunion jetant les bases de la future Ligue des droits de l'Homme le 25 février 1898[73]. En fin d'après-midi, Zola se présente au journal et donne lecture de son article à l'ensemble de la rédaction. » est entré au Panthéon journalistique comme l'exemple de sa puissance sur les foules et contre l'abus de pouvoir. "J'Accuse...!" C'est un texte politique[44]. Zola sort donc de ses démêlés judiciaires avec une stature du justicier pour toute une frange de la population, défenseur de valeurs de tolérance, de justice et de vérité. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. C'est donc en regard de la péroraison finale que la rédaction de L'Aurore choisit le titre qui va barrer la « une » du quotidien le lendemain matin[34]. Sur l'évolution des mentalités politiques, lire M. Winock. Zola se lance alors dans une enquête fouillée sur son père, dont il ne connaissait pas toute la vie[N 15] et il démonte point à point les arguments du journaliste nationaliste de manière factuelle. Gesamt. Mieux : son observation du monde politique le rend sceptique, et il gardera toujours une once de mépris et d'incrédulité face à un personnel politique, beaucoup trop compromis à son goût. The majority of Zola’s novels were set during the period of the Second Empire. Adroitement manipulés[9], l'enquêteur, de Pellieux, et les militaires magistrats acquittent le véritable traître au terme d'une parodie de justice[10] de deux journées, à l'issue d'un délibéré de trois minutes. J'accuse - L'affaire Dreyfus - Documentaire - Duration: 1:57:20. Un capitaine d'état-major de confession juive, Alfred Dreyfus, est alors accusé d'espionnage et condamné au bagne à perpétuité car son écriture ressemble à celle du bordereau. Zola was prosecuted for libel and found guilty on 23 February 1898. Il est secondé de professionnels de la presse, comme Vaughan, qui réalisent immédiatement la forte teneur du « coup médiatique » imaginé par Zola et lui apportent les moyens d'une diffusion massive par un fort tirage, une distribution à forte densité, un affichage publicitaire massif. En réponse, Zola, qui avait déjà écrit trois articles assez modérés dans Le Figaro, décide de frapper un grand coup au travers d'une lettre ouverte au président de la République[11]. Son fondateur et directeur, Ernest Vaughan, politiquement très marqué par Proudhon, avait adhéré à l'Internationale dès 1867. Dès le 7 janvier, Zola expose le canevas de « J’accuse… !